Symptôme - Les troubles de l'humeur dans les dystrophies myotoniques

 

Les troubles de l'humeur et la dystrophie myotonique (DM) :

 

Lorsqu’une personne souffre de dystrophie myotonique, elle peut présenter des troubles de l’humeur. Les professionnels parlent de trouble de la régulation ou du contrôle émotionnel dans la DM.

L'hyperthymie ou hausse de l'humeur

La personne atteinte peut se montrer irritable, colérique ou impulsive, voire même agressive envers les autres. Elle peut aussi montrer une plus grande énergie au quotidien ainsi qu'une humeur légérement expansive et qu'une meilleure confiance en elle-même. Cependant, ce type de manifestations peut se coupler avec une tendance plus forte aux conduites à risques dans certains cas (vitesse excessive au volant, prise d'alcool). 

L'hypothymie ou baisse de l'humeur

Elle peut à l’opposé, se montrer très passive et inhibée avec une tendance à entretenir des rapports de dépendance par rapport aux autres. Elle peut alors avoir des difficultés à exprimer ses émotions, que ces dernières soient positives ou négatives. La baisse de l'humeur peut prendre parfois l'aspect d'une déprime journalière, parfois celui d'un épisode dépressif qui peut nécessiter une prise en charge.

On notera notamment :

  • Une baisse de la motivation, de l'énergie, une augmentation du besoin de sommeil
  • Une perte d'intérêt, allant de légère à marquée pour les hobbies, les activités sociales

Attention ! La personne peut parfaitement se rendre compte de ses problèmes émotionnels, tout comme elle peut aussi ne pas en avoir conscience. Les combinaisons entre baisse et hausse alternée de l'humeur sont aussi possibles et peuvent être éprouvantes pour votre proche comme pour vous même.

Que faire dans un premier temps ?

Au cas où ces troubles de l’humeur deviendraient gênants pour la personne concernée et/ou pour son entourage, ils nécessitent une prise en charge adéquate par des professionnels de santé tels que le psychologue et le psychiatre. 

Etablir un rythme de vie sain peut aussi avoir un impact significatif sur votre proche au quotidien : nourriture équilibrée, sommeil régulier, activité sportive hebdomadaire. Pour plus d'informations, voir nos fiches pratiques.

Comprendre que les modifications (quelque fois brutales) de l'humeur de votre proche ne sont pas volontaire et ne pas adopter de comportement trop moralisateur ou culpabilisant. Sachez être ferme tout en conservant votre retenue.

Enfin, renseignez vous sur les associations susceptibles de vous procurer des conseils. La rencontre d'autres aidants ayant déjà partagé votre situation peut être un soutien précieux.