Symptôme - Anxiété et agitation dans la maladie d'Alzheimer

Anxiété et agitation


Une personne atteinte par la maladie d'Alzheimer peut se sentir anxieuse et agitée. Elle peut paraître sans cesse submergée par une nervosité, lui imposant une envie irrépressible de bouger. Cette dernière peut aussi se mettre en colère dans certaines situations (Voir colère et agressivité).


Causes possibles de l'agitation


L'anxiété et l'agitation peuvent être causées par des raisons médicales très différentes, mais aussi par les effets des médicaments et les atteintes cérébrales qui empêchent les malades de penser correctement. Les personnes n'ont plus les capacités d'appréhender toutes les informations provenant de leur environnement.


Les situations qui pourraient provoquer de l'agitation chez les personnes atteintes par la maladie :

 

  • Le déménagement de la personne dans un nouveau logement est sûrement la cause principale d'agitation. Cela provient des la désorientation et de confusions dans la perception de l'espace et du temps.
  • Les changements transitoires d'environnement. Comme aller à l'hôpital, dans un accueil de jour...
  • Des changements parmi les aidants (professionnels ou naturels) qui s'occupent de la personne atteinte par la maladie d'Alzheimer
  • Des faits et gestes qui sont mal interprétés et perçus comme des menaces (personnes s'approchant rapidement ou par l'arrière par exemple)
  • La peur et la fatigue causées par les efforts de la personne à essayer de construire un monde qui a du sens.

Toutes les personnes montrant un changement brutal dans le comportement devraient consulter un spécialiste afin de déterminer les causes des changements. Le traitement dépend d'un diagnostic pointu, en déterminant les causes et les types de comportements que la personne est en train de manifester. Avec une prise en charge de qualité de la part de l'aidant et du corps médical, alors les phénomènes d'agitation pourront être réduits.

 
Des astuces pour prévenir les agitations


Pour prévenir ou réduire les agitations :

  • Créez un environnement calme
  • Réduisez les éléments qui pourraient stresser la personne (bruits, mouvements...). Ceci implique parfois le fait d'installer la personne dans un endroit calme et avec un niveau sonore raisonnable, ou en lui offrant des objets lui apportant du réconfort, du repos ou de l'intimité. Essayez de mettre en place des routines/rituels quotidiens et évitez la caféine au maximum.

Évitez les déclencheurs

 

  • Le bruit, les éblouissements, les distractions de fond (comme avoir la télévision allumée pendant la réalisation d'une tâche) peuvent agir comme des déclencheurs de certains comportements.
  • Vérifiez le confort personnel de la personne.
  • Faites attention aux douleurs, à la faim, la soif, les constipations, les besoins d'uriner, la fatigue, les infections et les irritations de la peau. Vérifiez que la pièce est à une température convenable. Soyez sensibles aux peurs, aux menaces mal-perçues et aux frustrations en exprimant ce qui est voulu.
  • Simplifiez les tâches et les routines.
  • Donnez l'opportunité à la personne de réaliser des activités (Musique, danse, jardinage...).

Comment y répondre 

  • Agissez : prenez vos distances et demandez la permission pour vous approcher; utilisez des phrases positives et calmes; rassurez; ralentissez le débit de parole et de mouvement; ajoutez de la lumière sans éblouir la personne; offrez des choix entre deux options; limitez les stimulations.
  • Dites : puis-je t'/vous aider ? Avez-vous du temps pour m'aider ? Vous êtes en sécurité ici. Tout va bien aller. Je suis navré que vous soyez en colère, je sais que c'est difficile. Je resterai avec vous jusqu'à que vous alliez mieux.... Faites savoir à la personne que vous êtes présent.
  • Repérez la cause des frustrations
    • Tentez de déceler les causes des agitations, et essayez de comprendre.
    • Soyez rassurant.
    • Faites pratiquer des activités qu'apprécie la personne, sans la mettre en échec .
    • Essayez de faire pratiquer des activités artistiques, écouter de la musique, pratiquer de la danse.
  • Modifiez l'environnement de la personne 
    • Faites baisser les distractions et les bruits, vous pouvez déplacer la personne si des signes d'agitation ou de confusion se font remarquer.
    • La personne peut être en train de chercher quelque chose à faire mais n'arrive pas à l'initier. Profitez-en pour faire un tour à l'extérieur ou pour pratiquer des activités simples.
  • Surveillez votre état mental et votre comportement
    • Ne levez pas la voix, évitez d'adopter des comportements d'alarme ou d'offense. Mais essayez aussi d'éviter les foules, les endroits confinés, de critiquer, d'ignorer ou de se disputer. Faites bien attention à ne pas faire de mouvements brusques quand la personne ne concentre pas son regard sur vous.
  • Consultez votre médecin
    • Rendez-vous chez votre médecin traitant quand des changements dans le comportement font leurs apparitions. Ainsi il est possible que des causes médicales soient à l'origine de l'anxiété et de l'agitation.
  • Partagez avec les autres aidants !
    • Il existe des groupes d'aidants sur internet ou dans les associations  afin de partager vos expériences et de demander des conseils aux membres.