Fiches pratiques - Handicap psychique et situation professionnelle

Le handicap psychique a des manifestations multiples, différentes pour chacun mais pas toujours perceptibles. Elles peuvent évoluer en fonction de l’origine des troubles et de la réaction aux médicaments.

Précisons que si le handicap psychique est généralement une conséquence directe d’une maladie psychiatrique, cela ne signifie pas que toute maladie psychiatrique s’accompagne forcément d’un handicap psychique.

La personne souffrant de handicap psychique garde des facultés intellectuelles normales. C’est la possibilité d’utiliser ses capacités qui est en revanche très variable.

 

Les manifestations du handicap psychique et leurs conséquences dans le milieu professionnel

 

Nous allons dresser une liste (non exhaustive) des manifestations les plus fréquentes ou les plus visibles du handicap psychique et la forme que ces manifestations peuvent prendre plus particulièrement en situation professionnelle.
 

  • La fatigabilité, la somnolence, les troubles de l’attention et les troubles de la mémoire sont des manifestations que l’on retrouve, entre autres, dans les psychoses, la schizophrénie, la dépression. On peut alors observer des signes de lenteur, une incapacité à travailler à certains moments de la journée (le matin ou l’après-midi), une difficulté à s’organiser, la nécessité d’un temps plus long de formation…
  • La désinhibition et l’agitation, qui sont des signes typiques d’une phase maniaque (ou « up », dans les troubles bipolaires), peuvent se traduire par une hyperproductivité, une difficulté à gérer ses priorités, à planifier son travail… Cela peut aussi prendre la forme de comportements excessifs avec les clients, ou de prises d'initiatives risquées pour l'entreprise/l'employeur (par exemple, initier un contrat que l'on n'est pas en mesure de tenir)…
  • La sensibilité émotionnelle chez les personnes souffrant de dépression induit souvent un besoin constant de valorisation, alors que la variabilité de l’humeur dans les troubles borderline peuvent influer sur la capacité à recevoir la clientèle ou à travailler en équipe…
  • L’inhibition caractéristique de la dépression ou bien les hallucinations dans la psychose peuvent se traduire par une incapacité à réceptionner ou passer des appels téléphoniques, une difficulté à mener une conversation à son terme, à être en contact avec la clientèle ou des partenaires professionnels.
  • La somatisation (fréquente dans la dépression) qui consiste à exprimer une souffrance psychique à travers des manifestations physiques (eczéma, douleurs lombaires, migraines et maux de tête…), peut interférer dans la capacité à être en contact avec un public, empêcher la personne de rester longtemps sur son poste de travail… tout comme les idées et rituels obsessionnels (dans les troubles obsessionnels ou certaines psychoses).

Ainsi, les effets du handicap psychique sur l’activité professionnelle sont très variables d’une personne à l’autre. C’est pourquoi les aménagements que l’environnement professionnel peut proposer devront être pensés au cas par cas, en fonction des besoins spécifiques de chaque personne.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les aménagements en milieu professionnel qui peuvent être mis en place pour les personnes en situation de handicap psychique, n'hésitez pas à consulter notre fiche correspondante : Handicap psychique et aménagements en milieu professionnel.