Fiches pratiques - Alzheimer et Antioxydants

                                                                   Alzheimer et Antioxydants

Les causes précises de la maladie d’Alzheimer sont mal connues. Plusieurs hypothèses sont émises, parmi lesquelles l’implication des radicaux libres (voir figure 1). Un radical libre est une molécule instable (donc très réactive) résultant d’un atome ou d’une molécule qui a gagné ou perdu un électron. Ces radicaux libres peuvent réagir avec d’autres molécules plus ou moins spécifiques entraînant ainsi des dommages considérables dans les cellules de l’organisme. Avec le vieillissement le système antioxydant fonctionne moins bien, entraînant une accumulation des radicaux libres qui seront à l’origine de l’oxydation des lipides membranaires. Ainsi la membrane du neurone sera altérée et permettra l’entrée massive de calcium qui active la cascade des kinases qui mène à l’hyperphosphorylation de la protéine Tau.  La protéine Tau hyperphosphorylée ne pouvant plus se fixer aux microtubules, ces derniers sont désorganisés altérant le transport de neurotransmetteurs d'un neurone à l'autre. Ces radicaux libres sont aussi à l’origine de l’oxydation des protéines. Ainsi, la protéine impliquée dans la dégradation de bêta-amyloïde (la Neprilysine) est oxydée et donc rendue inactive, d’où la non dégradation de bêta-amyloïde et son accumulation conduisant à la formation de plaques amyloïdes.

Schéma de l’hypothétique implication des radicaux libres dans la maladie d’Alzheimer.

S’il vaut mieux prévenir que guérir, en considérant cette hypothèse, il est souhaitable d’adopter une alimentation riche en antioxydant afin de pallier de futurs éventuels dysfonctionnements du système antioxydant pouvant entraîner la neurodégénérescence. En privilégiant la consommation d’aliments contenant des  antioxydants, quelques exemples (voir tableau 1).

Tableau 1 : Aliments contenant des antioxydants (liste non exhaustive)