Maladie - Maladie de Parkinson

 

La maladie de Parkinson

Maladie neurologique dégénérative chronique (perte progressive des neurones) qui se manifeste principalement par des troubles du mouvement, la maladie de Parkinson présente une évolution progressive et lente. Elle est le plus souvent d’origine inconnue.

 

Le mécanisme à l'oeuvre

La maladie de Parkinson provoque la perte de cellules (les neurones dopaminergiques) dans une partie du cerveau que l’on nomme la substance noire. Ces cellules sont responsables de la production et de la libération de dopamine. Cet élément chimique agit comme messager entre les cellules du cerveau impliquées dans le contrôle du mouvement et notamment dans celui des mouvements automatiques. Les molécules de ce type sont appelées les neurotransmetteurs.

La maladie de Parkinson débute 5 à 10 ans avant l’apparition des symptômes cliniques (manifestations visibles), ce qui explique qu’il soit difficile de la dépister dès les premiers stades.

On estime qu’au moment où le diagnostic est prononcé, environ 50 % des cellules produisant la dopamine ont déjà cessé de fonctionner. La diminution significative de dopamine qui en résulte entraîne ainsi une lenteur des mouvements (appelée bradykinésie) voir une privation totale (akinésie). De plus, ce déficit en dopamine entraîne une augmentation d’acétylcholine. Cette molécule, étant elle aussi un neurotransmetteur, est responsable des tremblements et d’une rigidité musculaire (appelée aussi hypertonie).

Symptômes

          La lenteur, la rigidité et le tremblement au repos évoqués ci-dessus sont les symptômes les plus connus de cette maladie. D'autres signes révélateurs existent cependant, variant selon les patients, comme des douleurs rhumatismales, la dépression, une fatigue excessive, la micrographie (rétrécissement progressif de l’écriture), une perte d'intensité de la voix ou encore l’immobilité du visage. La maladie de Parkinson étant une maladie neuro-dégénérative chronique, son évolution est lente et propre à chacun ; l’apparition des symptômes peut varier d’une personne à une autre. Le plus souvent, le diagnostic est établi quand le patient présente au moins deux des trois symptômes principaux (tremblements, rigidité musculaire et lenteur des mouvements). Ce diagnostic peut être confirmé par traitement dopaminergique. En effet, si les symptômes diminuent après la prise de L-Dopa (précurseur de la dopamine), cela permet d’écarter un syndrome parkinsonien et confirme le diagnostic d’une maladie de Parkinson. Les syndromes parkinsoniens peuvent parfois engendrer des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson mais sont dus à d’autres maladies neurodégénératives.

Une maladie répandue

         Il ne s'agit pas d'une maladie rare comme on pourrait se l'imaginer. En effet, elle est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On estime à 4 millions le nombre de personnes atteintes dans le monde. En France, environs 180 000 personnes sont touchées par la maladie et 10 000 sont diagnostiquées chaque année. L’âge moyen de l’apparition de la maladie est de 58 ans et elle touche majoritairement les hommes. Enfin, bien que la plupart des symptômes apparaissent vers 60 ans, la forme précoce de la maladie de Parkinson atteint environ 5 % des personnes avant l’âge de 40 ans.

Traitements possibles

          Heureusement, plusieurs médicaments sont aujourd’hui disponibles pour pallier le manque de dopamine. De plus, de nombreux traitements ou thérapies alternatives existent, permettant aux patients de retarder et diminuer les symptômes mais aussi de soulager les diverses douleurs. Il est donc possible de contrôler adéquatement les symptômes de la maladie et de conserver ainsi une excellente qualité de vie plusieurs années après que la maladie ait été diagnostiquée. Malheureusement, à ce jour, aucun médicament ne peut ralentir ou arrêter la progression de la maladie.

Accompagnement de l'individu malade

 Pour faire face au diagnostic et à la vie qui suit, le sujet a besoin du soutien et de la compréhension de ses proches. Le fait de savoir qu’il n’est pas seul dans ce combat va l’aider à continuer sa vie active sereinement. Pour cela, il est important que ses proches connaissent les symptômes de l'affection, afin de ne pas mal interpréter certains comportements du sujet. Par exemple, une voix monocorde ne signifie pas un manque de conviction, un visage figé n’est pas synonyme de mauvaise humeur, une marche lente ne traduit pas un manque d’effort... Ces signes extérieurs sont bien liés à la maladie. Celle-ci ralentissant la prise de parole, il est important de laisser à la personne le temps de répondre, pour lui permettre de participer à une conversation animée. De plus, il est important pour les personnes atteintes de Parkinson de continuer à faire des projets et d’entretenir des relations sociales importantes.

          En ce qui concerne son autonomie, le sujet atteint de la maladie de Parkinson se débrouille tout seul, dans la grande majorité des cas, pour la vie quotidienne. On doit dans ce cas essayer de ne pas lui faire ressentir la maladie comme plus handicapante qu’elle ne l’est déjà et lui faire savoir que l'on est disponible pour l’aider quand il en aura besoin. 

Quelques informations à retenir à propos de la maladie de Parkinson :

  • C'est une maladie chronique (durable) neurodégénérative (destruction des neurones).
  • En règle générale, elle ne modifie pas l’espérance de vie.

  • Elle apparait la plupart du temps entre 60 et 70 ans.

  • Ses causes  précises ne sont pas connues.

  • La plupart des formes de la maladie de Parkinson ne sont pas héréditaires.

  • Les manifestation de la maladie sont variables: chaque personne atteinte présentera ses propres symptômes prédominants.

  • Actuellement, la maladie ne peut être guérie, mais il existe un éventail de traitements permettant d’en atténuer les symptômes.

  • Ne pas oublier que le diagnostic de la maladie de Parkinson est un processus long et difficile et que les patients auront besoin de soutient.

Les symptômes de ...

Dysarthrie dans la maladie de Parkinson

La dysarthrie est un trouble de l'articulation de la parole, d'origine centrale (c'est le système nerveux qui est lésé), il s'agit d'une atteinte neurologique touchant l'exécution motrice de la parole.

Le symptôme en général+

Les tremblements au repos dans la maladie de Parkinson

C’est le symptôme caractérisant le plus la maladie de Parkinson. Il est pourtant le symptôme le moins incapacitant de tous. Les tremblements (de la main principalement), proviennent de la dégénérescence du système de transmission neuronale au sein du cerveau. Généralement, ces tremblements s’arrêtent quand un mouvement volontaire est initié.

Le symptôme en général+

Rigidité et lenteur musculaire dans la maladie de Parkinson 

La perte du tonus et de la rigidité musculaire sont les symptômes principaux de la maladie de Parkinson, et de loin les plus incapacitants. La personne aura du mal à refaire des mouvements avec une amplitude, une rapidité et une précision normale. La réalisation des mouvements se fera donc avec de grands efforts mentaux.

Le symptôme en général+

L’équilibre, la marche et la posture dans la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson atteint aussi les organes permettant le déplacement et le maintien du corps dans l’espace. Les personnes auront donc des difficultés à réaliser les mouvements naturels de la marche, du passage d’un obstacle. Dans les derniers moments de la maladie, les patients pourront aussi ressentir des nausées ou des états de confusions causés par des troubles de l’équilibre.

Le symptôme en général+

La dépression dans la maladie de Parkinson

Les troubles dépressifs se retrouvent dans presque 50% des cas de maladies de Parkinson. Ce sont souvent des signes précurseurs de la maladie. En effet la dépression est une diminution de la volonté en générale, des idées sombres et une faible propension à interagir avec les autres. Des médicaments peuvent être prescrits par un médecin pour pallier aux effets de la dépression.

Le symptôme en général+

Troubles non moteurs dans la maladie de Parkinson

En général, les troubles non moteurs se manifestent sous la forme d’une lenteur de la pensée, d’un manque de concentration, de difficultés d’organisation ou encore par une impression de baisse des performances intellectuelles par rapport à leur niveau antérieur. Mais quelque soit leur sévérité, ces troubles restent limités à certaines tâches précises et ne concernent pas l’ensemble des fonctions cognitives.

Le symptôme en général+